Conférence "Tourisme Durable, Le Nouveau Graal"

mardi 28 mars 2017
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Conférence "Tourisme Durable, Le Nouveau Graal"
Salon Mondial du Tourisme 2017

À l’occasion du Salon Mondial du Tourisme de Paris, ATD a coordonné un Village du Tourisme Durable, et plusieurs ateliers thématiques. Le jeudi 16 mars, Christophe Bonnafous, administrateur d’ATD et gérant du cabinet Tourisme & Développement organisait la conférence “Tourisme Durable, le nouveau Graal !”.

Conférence animée par Christophe Bonnafous, Administrateur ATD - Gérant fondateur de Tourisme & Développement.

Avec les interventions de :

  • Thierry Lerévérend, Directeur Général de Teragir, représentant également les labels Clef Verte et Pavillon bleu.

  • Laure Garcia, ingénieur développement Afnor Certification, a en charge le déploiement pour l'Afnor du nouveau référentiel de l'Ecolabel Européen.

  • Anne-Sophie de Boulois, Directrice du Zazie Hôtel.

  • Franck Laval, Directeur du Solar Hôtel (Hôtel écologique économique et militant) et co-fondateur de l’Ecole-hôtel Solar.

  • Bénédicte Vallat, Responsable projet et reporting durable au Club Med.

 
« Une association engagée dans le tourisme durable au service des professionnels du secteur », Christophe Bonnafous - ATD

ATD a été créée en 2011, et compte actuellement plus de 80 adhérents. Cette association est née du constat que l’explosion du tourisme sur la planète devait entraîner nécessairement une transformation de l’industrie touristique vers des pratiques durables, et une évolution de tous ses métiers.

En 2014, l’association change d’équipe, et devient le 1er réseau national multi-métiers des professionnels engagés, et en 2015, ATD lance les premières universités du tourisme durable, afin de se faire rencontrer les professionnels inscrits dans les démarches du DD, échanger sur les bonnes pratiques, et réfléchir aux actions prochaines, au sein d’ateliers dédiés pour cette occasion.

Ce fut aussi l’occasion pour Christophe, d’énumérer les missions principales d’ATD, fédérer l’ensemble du secteur touristique, promouvoir le tourisme durable en valorisant les acteurs engagés. Informer les membres sur les bonnes pratiques, les outils, la règlementation, et les évolutions du secteur du tourisme. Former les professionnels à la nécessité d’intégrer les enjeux du développement durable dans leurs activités. Et enfin, représenter ses adhérents auprès des instances professionnelles, institutionnelles, et des médias.

Pour Christophe, 2017 « Année Internationale du Tourisme Durable pour le Développement », est l’occasion pour tous les acteurs engagés dans le tourisme durable, de multiplier les actions et la communication envers les professionnels et le Grand Public. Pour ATD, c’est l’occasion de renforcer son engagement et ses actions, mais aussi de créer des évènements qui étaient jusqu’ici restés à l’état de projets. Présence sur le Salon Mondial du Tourisme 2017, avec comme l’an dernier la mise en place d’un Village du Tourisme Durable, composé de 7 exposants-adhérents d’ATD. Présence également sur le Salon IFTM Top Résa 2017. Lancement d’une campagne d’images Grand Public, avec une série de 5 vidéos sur le tourisme Durable en Juin. Organisation des troisièmes universités du tourisme durable en automne de cette année, avec ateliers de réflexions et de mise en réseau des connaissances. Première cérémonie des Victoires du Tourisme Durable à la fin de l’année, qui récompenseront un acteur du tourisme innovant et engagé. Et enfin, la construction d’un catalogue de formations dédié aux professionnels, en collaboration avec SolarFormation.

Pour terminer cette présentation, Christophe évoque la diversité des adhérents ATD, allant de grand groupe comme Pierre & Vacances, à de petites structures comme l’agence Terre des Sames, et les soutiens de plus en plus nombreux sur lesquels peut compter l’association : Ministère des affaires étrangères, et de l’Environnement, Atout France, la Direction Générale des Entreprises, et l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

 

« Le développement durable n’est pas qu’un outil technique, il a une dimension sociale majeure », Thierry Lérévérend - Teragir

Teragir est une association à but non lucratif qui a mis en place six programmes d’actions et qui accompagne 3700 projets en France. Teragir regroupe plusieurs labels en France, dont les deux principaux sont Clef Verte et Pavillon Bleu. La mission de Teragir est d’accompagner les acteurs du tourisme dans la transition écologique. Clef Verte est le premier Label environnemental sur l’hébergement touristique, et compte actuellement 620 établissements labellisés en France. Ces hébergements couvrent toute les formes actuelles du marché, allant des Hôtels, au centres et villages de vacances. Clef Verte met à la disposition des 2900 professionnels inscrits un accompagnement personnalisé et toute une gamme d’outils. Le label travaille en lien étroit avec plusieurs groupes et chaînes d'hébergeurs qui souhaitent faire évoluer leurs pratiques professionnelles (Pierre & Vacances, la chaîne d’hôtels Radisson, Marriott, et bien d’autres). Etre labellisé Clef Verte nécessite de répondre à toute une gamme de critères qui sont adaptés à chaque type d’établissements, avec néanmoins un socle international commun. Ces critères couvrent tous les champs de la gestion environnementale, la responsabilité sociale, la sensibilisation de la clientèle à l’environnement, la gestion de l’énergie, la gestion de l’eau, la gestion des déchets, les achats responsables des établissements, et enfin le cadre de vie de ce dernier. Clef verte organise également des rencontres de terrain, en organisant des réunions locales d’informations, des visites d’établissements labellisés, ainsi que des rencontres thématiques. Le label a également axé ses actions sur la communication environnementale, avec la mise en place d’outils comme un nouveau site Web plus visuel, une présence active sur les réseaux sociaux, et diverses opérations de communication.

Le label Clef Verte, outre qu’il donne à un établissement un gage de qualité environnementale, permet également à chaque établissement d’en retirer d’autres bénéfices. En premier, un bénéfice économique, en diminuant les charges d’exploitation, et en anticipant les futures règlementations. Un bénéfice social, en fédérant et en sensibilisant le personnel des établissements dans une démarche commune, mais également en fidélisant les clients, ainsi que les collaborateurs. Un bénéfice environnemental, en préservant les ressources et la patrimoine naturel et culturel, et en contribuant à la transition vers un tourisme Durable.

Pour Thierry Lérévérend et Clef Verte, la quête du Graal, est certainement la fidélisation des clients liés aux établissements labellisés, mais également des salariés attachés à ces derniers.  Une des missions les plus importantes du label, est de faire connaître aux professionnels, et au Grand Public, les enjeux du développement durable, leur donner les Clés d’un nouvel avenir pensé Durable. Les salariés ont besoin d’un supplément d’âme dans leur activité, le développement durable peut leur apporter ce plus. Il y a une véritable dimension sociale du Tourisme durable, qui touche autant les salariés, que les clients. Un contact réussi avec un client, passe obligatoirement par le ressenti du bien-être du salarié, et la force de son engagement. C’est tout un écosystème autour de l’établissement qui doit fonctionner en harmonie, du territoire, en passant par les salariés, les fournisseurs, les clients, l’environnement général.

En conclusion, Thierry Lérévérend affirme que le développement durable n’est pas qu’un outil technique, et qu’il faut surtout en faire un outil d’échange et de travail, car il a une dimension sociale majeure. C’est une des priorités principales du label Clef Verte.

 

« Réduire les impacts sur l’environnement dans l’hébergement touristique », Laure Garcia-Afnor Certification

Pour Afnor, cette année 2017 revêt une grande importance, les 25 ans de l’Ecolabel Européen, et la mise en place de son nouveau référentiel « Hébergement touristique », et bien sur l’Année Internationale du Tourisme pour le développement. C’est l’occasion de multiplier les évènements en Europe et dans le monde, afin de communiquer le plus possible sur les engagements de chacun dans la réduction des impacts sur l’environnement.

Qu’est-ce que l’Ecolabel Européen ? C’est un dispositif institué par la Commission européenne en 1992. Ce label est un signe d’excellence, qui garantit un niveau d’exigence élevé en termes de limitation des impacts des produits, et donc un nombre de bénéfices importants sur l’environnement. Seul label écologique européen, il est reconnaissable dans tous les pays membres de l’Union Européenne. En France, le Ministère de l’Environnement, a confié l’accompagnement de la politique française en matière de déploiement de l’Ecolabel Européen à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), et sa délivrance à AFNOR Certification. Le but étant de réduire les impacts sur l’environnement de l’activité de l’hébergement touristique (consommation d’énergie, ressource en eau, limiter les déchets et gaspillage alimentaire, favoriser l’utilisation des ressources renouvelables, et promouvoir l’éducation environnementale). Avec un objectif principal qui est de valoriser les produits et les services, les plus respectueux de l’environnement.

A l’heure actuelle, 264 hébergements touristiques sont labellisés Ecolabel Européen, ils comprennent les hôtels, les villages de Vacances, les gîtes, les chambres d’hôtes, mais aussi des centres de séminaire, et 78 campings. La France se place en 1ère position des pays comptant le plus de certifiés, devant l’Italie et l’Autriche.

La nouvelle décision Européenne pour les hébergements touristiques du 25 janvier 2017, contient 67 critères répartis en 5 catégories distinctes : la gestion générale, l’énergie, l’eau, les déchets et eaux usées, et une catégorie « Autre ». Pour espérer être labellisé, 22 critères sont obligatoires, et 45 sont optionnels. Le processus de certification passe par plusieurs étapes jusqu’à la décision de certification, qui peut-être plus ou moins longue. Un établissement est certifié pour 5 ans, avec un contrôle sous la forme d’un audit effectué tous les deux ans.

Avoir son établissement certifié c’est bien, mais pour quels avantages ? Laure Garcia en présente cinq, qui a ses yeux revêtent une importance. Les avantages pour les établissements qui s’engagent sont la réduction des dépenses et de la production de déchets, l’association des salariés de l’établissement à la vie de ce dernier, l’amélioration des relations avec toutes les parties prenantes extérieures, un meilleur positionnement face aux attentes croissantes des clientèles, et l’anticipation des évolutions réglementaires.

Une initiative intéressante a été mise en place par l’ADEME afin d’accompagner et de répondre aux interrogations des établissements certifiés : L’Ecolabel Toolbox. C’est un espace de travail spécialement dédié aux établissements certifiés ou en cours de processus, d’où l’on a la possibilité de s’auto-diagnostiquer, et de comprendre les critères demandés, et bien d’autres fonctions encore. Pour les consommateurs, la toolbox comprend également une carte géographique des établissements certifiés afin qu’ils puissent faire leur choix d’hébergement en toute connaissance.

A ce moment de la conférence, sur l’initiative de Christophe Bonnafous, une séance de questions est organisée, afin que le public présent puisse interagir. Une auditrice responsable d’un établissement hôtelier affirme que ces derniers ne savent plus quoi choisir comme label, tellement ils sont nombreux, et parfois équivalents, et finissent par se tourner vers une démarche RSE.

A cette affirmation, Thierry Lérévend répond : « Le principal est de s’engager, peu importe sous quel label, l’essentiel étant de faire quelque chose, de participer. Peu importe le label, il y a de la place pour tout le monde, et le développement durable a besoin de la participation de tous. Le label est aussi un accompagnement utile, il peut être structurant dans la démarche entreprise, et c’est aussi un support de communication. L’important est de faire ! ».

Pour Laure Garcia également, l’important est de s’engager. Elle voit néanmoins des avantages au label, qui est un outil qui évolue avec le temps, avec un excellent niveau de contrôle, et un outil de management suivi.

Après ce bref intermède de questions, Christophe donne la parole aux deux hôteliers participant à cette conférence, le Zazie Hôtel, et le Solar Hôtel.

 

« Bâtir un écosystème, et donner du sens à son travail », Anne-Sophie de Boulois - Zazie Hôtel

Comme le précise la brochure, le Zazie Hôtel est « Parisien, amical, solidaire, participatif, et engagé ». Anne-Sophie rajoute même bienveillant, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le Zazie est le seul hôtel parisien reconnu solidaire et d’utilité sociale, il n’en existe aucun autre. Outre les activités normales d’un établissement hôtelier, c’est une structure d’insertion par l’activité économique. Car l’établissement recrute ses salariés dans la catégorie des personnes qui sont durablement éloignées de l’emploi. Ces personnes sont ensuite formées et employées avec un rythme de progression adapté à leurs parcours. Le Zazie les accompagne aussi socialement, dans les domaines du logement, de l’éducation, des aides sociales, grâce à de nombreux partenariats avec les associations. La finalité n’est absolument pas de garder la personne au sein de l’établissement, mais de formaliser son projet professionnel, en la préparant à « voler de ses propres ailes ». La solidarité n’est donc pas un vain mot au Zazie Hôtel.

Le Zazie Hôtel est également signataire de la Charte pour un hébergement durable à Paris. Le durable implique une poursuite cohérente des efforts pour l’environnement, pour l’écologie, avec des actions portant sur l’énergie, la réduction des déchets, le choix des produits d’entretien et du petit déjeuner, et d’autres actions encore.

Le Zazie s’engage également pour un développement d’un tourisme urbain participatif avec de nombreux partenaires locaux et solidaires pour une découverte d’un Paris alternatif.

Pour Anne-Sophie de Boulois, les résultats des orientations prises dans le développement durable par l’établissement sont multiples, ils ont de nombreux impacts directs. Du point de vue économique, ils permettent des réductions dans la consommation d’énergie. Elles ont un impact qualitatif, avec par exemple l’utilisation de produits écolabellisés. Et aussi un impact sur la collectivité, avec la suppression des produits conditionnés dans l’hôtel.

Le Zazie hôtel se veut également pionnier dans l’expérimentation du développement inclusif, à savoir la conversion d’une entreprise classique à une entreprise ayant un double objectif, économique et social. Ce développement inclusif passe aussi par l’objectif de l’insertion professionnelle dans un secteur en tension.

Le développement durable au Zazie, c’est enfin donner du sens à l’activité. Et ce sens se décline du consommateur à la société. Tout d’abord, cela donne du sens à la consommation du client de l’hôtel qui vient en toute connaissance des activités solidaires et durables. Mais également du sens au travail des salariés de l’hôtel. Et enfin du sens aux différentes parties prenantes qui collaborent avec le Zazie à l’extérieur (fournisseurs, associations, pouvoirs publics).

C’est réellement un écosystème unique qu’a bâti le Zazie Hôtel, et certainement un exemple qui pourrait voir se décliner dans d’autres lieux géographiques.

 

« 2017 : L’Ecologisation, la 3ème révolution hôtelière », Franck Laval - Solar Hôtel

Pour Franck Laval, le Graal c’est la multiplication des structures qui sortent des schémas traditionnels de l’hôtellerie, une multiplication de création de nouveaux écosystèmes qui révolutionnent la profession, et qui grossissent. Le Graal c’est la fidélisation des clients à ces nouvelles formes d’établissements, dont fait partie le Solar Hôtel.

Le Solar Hôtel situé à Paris revendique trois engagements essentiels. C’est un établissement Ecologique, Economique, et Militant. Pour Franck, l’écologie n’est plus réservée uniquement aux hôtels de luxe, mais à toutes les tailles d’établissements. On peut faire coïncider l’efficience environnementale, et la performance économique. Si l’on s’en donne les moyens, on obtient des résultats du point de vue économique, environnemental, et social. Le Solar Hôtel s’inscrit pleinement dans un ancrage local, dans un quartier, tout y est pensé proximité, l’approvisionnement des denrées de l’hôtel, et les offres de services. Le Solar s’est donné des objectifs environnementaux ambitieux, avec la réduction de 75% de sa consommation d’énergie, 50% de sa consommation d’eau, et le recyclage de 90% des déchets produits par l’hôtel. Un objectif qualitatif également qui est d’arriver à fidéliser la clientèle, et de la faire séjourner plus longtemps. Et un objectif social, qui est d’impliquer, et de faire adhérer le personnel dans les objectifs de l’établissement.

Franck Laval ne s’arrête pas là, et ne cesse d’innover, en créant dans un lieu unique, un hébergement économique, mais aussi un lieu de formation, une école hôtelière 100% axée sur le développement durable : L’Ecole-Hôtel Solar. Mais aussi en construisant un catalogue de formation pour les professionnels et les étudiants, mais aussi pour ceux qui souhaitent évoluer dans la sphère du développement durable. Cette toute nouvelle entité, s’appelle SOLARFORMATION, et s’enrichit de la collaboration étroite d’ATD-Acteurs du Tourisme Durable.

 

« Le Partenariat Club Med/Agrisud, c’est un soutien à 350 TPE, pour 2389 bénéficiaires », Bénédicte Vallat - Club Med

L’objectif du partenariat du Club Med avec Agrisud, est de contribuer activement au développement local par le soutien à l’agriculture vivrière. Ce partenariat initié en 2011, s’inscrit parmi les 11 engagements du programme durable du Club Med, « Globe Members ». Depuis 1992, Agrisud a contribué à créer ou renforcer durablement 44.900 très petites entreprises (TPE) familiales dans une vingtaine de pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud, et plus récemment en France.

La volonté du Club Med en aidant l’agriculture vivrière, est de renforcer l’offre des petits producteurs locaux, de jouer un rôle actif dans le développement économique local, et d’offrir des produits de qualité à ses clients au sein même des villages de vacances. Les bénéfices attendus sont de plusieurs ordres. Ils permettent, par un accompagnement des agriculteurs, de sortir de la précarité. Ils contribuent à la relocalisation de l’agriculture vivrière paysanne. Ils permettent de proposer aux clients des produits frais, locaux, et respectueux de l’environnement. Ils contribuent à la sécurisation des approvisionnements en produits frais, et l’augmentation de la part des achats locaux dans les approvisionnements du Club Med. Les bénéfices sont attendus également sur l’environnement, avec une baisse significative des intrants chimiques dans les sols cultivés, et la réduction de l’impact des transports, dû à l’utilisation des circuits courts.

Cette rencontre entre l’offre locale de produits alimentaires et la demande du Club Med est désormais viable et durable, elle répond à des critères de qualité, de quantité, de diversité, de régularité, et de prix. Elle s’inscrit dans une logique économique assurant la juste rémunération des acteurs des filières participantes. Elle donne la possibilité aux plus démunis d’accéder à des marchés économiques.

Les clubs qui participent à ce programme ont également un rôle de communication et de valorisation de ce dernier auprès de la clientèle, sous forme de présentation des projets, des producteurs, et des produits. Ou sous forme d’excursions organisées pour découvrir les exploitations, et le mode de production des légumes. Des évènements de collecte sont également réalisés dans les villages, et ont permis jusqu’à présent de lever 80 000 euros, et de financer 4 pompes à eau solaires au Sénégal, et un système d’irrigation au Maroc.

Le Club Med est particulièrement fier de ce partenariat car il permet de soutenir l’activité de 350 TPE, et d’en faire bénéficier plus de 2389 personnes de façon directe. C’est en cela que le Club espère contribuer, à sa mesure, au développement durable des communautés voisines des villages Club Med.

 

Alors, le Tourisme Durable est-il le nouveau Graal ?

Une chose est certaine, c’est qu’il est en train de révolutionner le secteur touristique, avec comme nous l’avons vu l’émergence de nouvelles structures, avec de nouveaux modes de fonctionnement, et surtout une nouvelle logique, mettant le développement durable très en amont, à la création même de l’établissement. On ne raisonne plus en termes uniquement économiques, mais on pense viabilité, durabilité, préservation de l’environnement, développement des territoires et des communautés, solidarité, implication et bien-être des salariés, utilité, et responsabilité. Que ce soit à l’intérieur, comme à l’extérieurs des entreprises. Ce nouveau Graal, c’est l’émergence d’écosystèmes responsables ancrés dans leurs territoires, qui commencent à avoir une reconnaissance réelle auprès d’une clientèle ne cessant d’augmenter, et voulant donner un sens à ses choix de consommation.

 

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