[Caraïbes] Des professionnels du tourisme collaborent avec des hackers pour se préparer aux prochaines catastrophes naturelles

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 Des professionnels du tourisme collaborent avec des hackers...
La RSE à la rencontre de la technologie

Dans la continuité de l’exercice de l’an dernier, l’association française HAND (Hackers Against Natural Disasters) est retournée dans les Caraïbes la semaine dernière. Objectif similaire pour 2018 : Accompagner les habitants et les professionnels du tourisme de Guadeloupe et de Saint-Martin afin de construire des outils pour mieux se préparer aux risques de tsunami et de catastrophes naturelles de manière générale. Les Caraïbes se souviennent encore bien trop de la récente série d’ouragans dont Irma.

Cette année, nouvel exercice lancé par l’Unesco. Jeudi 15 mars à 14h UTC. Tremblement de terre annoncé au large du Panama d’une magnitude de 8,3 sur l’échelle de Richter avec un risque important de tsunami dont la vague arrivera une heure plus tard sur la Guadeloupe et sur Saint-Martin.

Depuis quelques jours l’association HAND accompagnée par l’association TILT à Saint-Martin est en poste ! Au total, c’est une délégation de 21 personnes qui s’est mobilisée avec 10 partenaires de renom comme la Fondation de France, l’école Simplon, La Paillasse, ID-Tourism, Jawg Maps ou encore eBusiness information. A travers 4 axes d’intervention (Tech, Sécurité Civile, Education et Tourisme), les travaux de ces bons hackers est de trouver des solutions pour former la sécurité civile à l’usage des réseaux sociaux en communication d’urgence, d’identifier des points hauts en sites refuges et de les cartographier, de développer une application (Mambo) pour les équipes de secours et la connexion avec les personnes touchées mais aussi d’éduquer les populations locales aux choses à faire en cas de tsunami.

Côté tourisme, il s’agit d’appuyer les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie pour protéger clients et salariés des établissements en cas de risque. Pour cela, l’association TILT accompagnée de Yann Legendre, partenaire d’ID-Tourism, étaient basés à l’emblématique hôtel 4 étoiles Mercure Baie Nettle pour coconstruire les solutions en cas d’urgence. L’implication de son directeur Baki Arbia a permis de lancer une opération d’urgence avec quelques clients et salariés volontaires afin de monter sur un point haut de refuge dès l’alerte lancée. Cet exercice a ainsi pu démontrer les choses à améliorer, à repenser ou à hacker (comme par exemple les portails des lotissements privés qui empêchent parfois de monter sur des points hauts).

Dans la continuité, au retour à l’hôtel, un atelier de co-construction a été organisé avec d’autres professionnels de l’hôtellerie mais aussi quelques clients. Animé par Yann Legendre et Caroline Rattier de TILT, l’objectif de l’atelier était de trouver des idées et des solutions afin d’impliquer un maximum de professionnels et de réfléchir aux moyens d’informer en amont les touristes de certains risques de catastrophes naturelles sans leur faire peur. Egalement, il s’agissait de trouver les meilleures façons pour former les équipes en situation d’urgence puis de voir de quelle manière il était possible de « hacker » les systèmes des hôtels afin de récupérer les données des clients issues des GDS, des outils de GRC ou encore via les OTAs afin de fournir le plus rapidement possible des informations précises aux autorités locales et internationales des personnes en danger via l’application MAMBO créée par les développeurs de HAND.

Suite à l’opération du 15 mars, on pense déjà à la suite avec les membres de la brique « tourisme » de l’association HAND. « Il est nécessaire d’impliquer au maximum non pas uniquement les hôteliers mais aussi les tour-opérateurs qui proposent des séjours dans ces îles et bien-sûr les OTAs comme Booking ou Airbnb qui peuvent avoir un impact très fort en local et sur la récupération des données, tout comme les GDS et Amadeus qui peut avoir un rôle majeur ici ! » présente Guillaume Cromer, président d’Acteurs du Tourisme Durable et directeur d’ID-Tourism qui pilotait la mission tourisme de métropole cette année. Il ajoute : « La question de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans le tourisme et donc de tourisme durable doit aussi intégrer ces questions de responsabilité des professionnels et des opérateurs en cas de risques de catastrophes naturelles ! On parle de la sécurité et de la vie de touristes ! »

En route donc pour l’opération #CaribeWave2019 avec une implication de tous ses acteurs du tourisme ? Premières réponses fin mai avec un hackathon à Station F à Paris porté par l’association HAND.

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Interview du directeur du Mercure après le Caribe Wave 2018

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